Cette approche outre-Manche « sage et visionnaire »…
Les scientifiques nous indiquent sans cesse une montée des eaux maritimes. Petit à petit le trait de côte recule; nous en avons un splendide exemple où le cap Blanc-Nez a reculé de plusieurs dizaines de mètres en quelques décennies. En France, nous avons l’habitude d’essayer de combattre la mer quand il est encore possible. A coup de bulldozer on fait reculer le sable, on érige des digues avec des enrochements. Mais on tient bon le cap.
Chez nos amis britanniques, l’idée serait de laisser faire le recul du trait de côte. Le projet pilote Coastwise, mis en oeuvre par le conseil de district du North Norfolk, a obtenu plus de 15 millions de livres sterling (17 millions d’euros) d’aide du gouvernement anglais dans le but d’adapter le littoral à l’érosion, accélérée par le changement climatique. Les Anglais préfèrent détruires des maisons de personnes âgées, y ayant vécu plusieurs dizaines d’années, avec tous les beaux souvenirs que cela comporte. On essaie de déplacer des cimetières. C’est visiblement une autre façon de penser. C’est assez révolutionnaire visiblement.
En France, il existe la même fonction, en tant que présidente du Comité National du Trait de Côte, c’est la députée Sophie Panonacle. Elle réclame depuis plusieurs années la création d’un fonds consacré à l’érosion côtière, soulignant l’importance d’une « stratégie d’adaptation des territoires littoraux en termes climatiques ».
Néanmoins, cela n’a pas l’air de bouger: c’est la mer qui bouge et qui nous encercle… selon Sciences et Avenir. Le Gulf Stream se modifie.








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