Le cliché très frenchy qui perdure
Un Français sans pain peut être comparé à un Anglais sans tasse de thé. Selon une enquête Ifop, 95% des Français mange du pain lors d’un repas. Quant à sa consommation à chaque repas cela concerne près d’une personne sondée sur cinq (19%), tandis que 41% affirment en manger lors des trois repas journaliers. Visiblement le petit-déjeuner serait le début de notre dose d’ingestion de pain avec 73% des Français. Mais on passerait de consommation à 76% lors du déjeuner et 82% lors du dîner; quant aux encas et goûters ils seraient composés de 26% de pain. Le pain a, donc, été de tous temps le premier aliment préféré de nos concitoyens.
La qualité d’un bon pain se dégrade
Toutefois il est très difficile de trouver du bon et véritable pain d’antan. Les chaines de distribution de pain sont de plus en plus faussées par la grande distribution, les enseignes de boulangerie moderne. Trouver un véritable pain d’antan composé une véritable mie de pain possédant un gout de pain, pas trop salé, légèrement grise (pas de pain blanc), le tout enrobé d’une croute croustillante à souhait, fait partie d’un véritable parcours du combattant, surtout si celui est de surcroit cuit au feu de bois.
Depuis la période d’après-guerre, on peut estimer qu’il n’y a que deux générations qui ont connu le plaisir de savourer un véritable pain de campagne. Car aujourd’hui il est évident que les consommateurs sont plutôt « oui oui baguette »…
- Génération Alpha de 2013‑2025 (1‑13 ans)
- Génération Z de 1997‑2012 (14‑29 ans)
- Millennials (Gen Y) de 1981‑1996 (30‑45 ans)
- Génération X de 1965‑1980 (46‑61 ans)
- Baby‑Boomers de 1946‑1964 (62‑80 ans)
Les générations Baby-Boomers et X sont souvent à la recherche du véritable pain. Les boulangers ont changé; les méthodes et le savoir-faire frenchy ont peu à peu disparu. C’est bien dommage car le pain est la nourriture de base de tout à chacun. C’est celui qui paraissait le moins cher il y a près d’un demi-siècle. Désormais, la fourchette de prix d’un pain de campagne peut varier de 1,90€ à 2,60€ voire si le prix de la coupe n’est pas à ajouter, selon la « boulangerie ». Cette boulangerie qui a désormais évolué et s’est transformée en restauration rapide avec viennoiserie à profusion (pas toujours bon pour la santé d’ailleurs).
Difficile de déguster un bon pain d’antan
« mVdC » a cartographié les véritables boulangeries, avec un véritable maître en compétence boulangère: là où l’on peut encore trouver un pain dont on peut en déguster la saveur authentique. A moins de parcourir dix, vingt ou trente kilomètres pour trouver du pain frais et gustatif, sauf erreur, il n’y plus possible de trouver du pain « A.O.C » et c’est navrant.
Ami(e)s lecteurs(trices), si vous connaissez un lieu qui puisse encore ressembler à une véritable boulangerie, faites nous le savoir: nous aurons l’agréable possibilité d’en faire la promotion gratuitement…



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