Le langage a évolué avec le temps
De nos jours, nous pouvons lire de nombreux mots, généralement issus de la langue anglaise: des mots complètement incompréhensibles parfois. Beaucoup de journalistes ou chroniqueurs du web aiment se la jouer comme un hyper-pro du langage français.

Faisons donc une petite pause-café pour l’occasion. En effet, les anciennes générations, celles de l’autre siècle, possédaient certains mots ou expressions patoisantes. Certains diront que cela est familier voire vulgaire, mais cela reste la langue ancestrale de la région, nos racines…
mVdC vous livre certaines d’entre elles:
- « on y va asteur », on y a va maintenant: « asteur » étant la contraction de « à cette heure »
- « argueter quelque chose », c’était regarder quelque chose.
- « elle est badoulle », elle est folle
- « aller choler », c’est aller traîner dans les cafés ou bistrots
- « c’est un gonioux celui-là », c’est un curieux celui-là
- « min loup », mon loup servant à désigner un interlocuteur familier
- « prin donc eun’caillèle »: c’est prend donc une chaise
- « à l’avoyure », ce disait pour une prochaine rencontre fortuite
- « t’as pas leu », tu n’as pas toute ta tête
- « Y na gramin », il y en a beaucoup
- Les pêcheurs de Calais utilisaient des baskets pour stocker les poissons (un panier de l’anglais basket)
Il y a également les expressions toutes faites qui ont été modifiées avec le temps
- « Parler comme une vache espagnole »: parler comme un basque espagnol
- « j’en ai rien à cirer »: je n’en ai rien à tirer (profit)
- « Fier comme un bar-tabac »; fier comme Artaban
- « A midi pétante »: A midi tapante, car les pendules ne pètent pas (expression d’un grand journaliste de TV)
Pour la petite histoire…
Le père de mVdC a connu la dernière guerre et l’occupation allemande. Il aimait narrer la fois qu’il a été questionné par deux soldats allemands. Seulement dans leur langue, la question comprise était: « Et perd les caisses ? ». Que peut-on bien répondre à cette question quand on est Calaisien ? Et bien tout simplement, après coup, ces deux soldats cherchaient à trouver la route afin de rejoindre la ville de « Éperlecques » (phonétiquement É-per-lec-quesse).


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