Qu’en pense l’I.A ?
Le nombre de journalistes diminue et l’I.A accélère cette tendance, même si elle n’en est pas la seule cause. Les études récentes montrent que la pression sur les effectifs diminue parce que les rédactions utilisent davantage l’IA, ce qui réduit certains besoins en personnel. Selon l’enquête « State of the Media 2025« , la question du manque de personnel qui était un problème majeur en 2024, baisse de 36 % à 29 % en 2025, en partie grâce aux gains de productivité permis par l’I.A .
Cela ne signifie pas que les rédactions embauchent plus : cela signifie qu’elles fonctionnent avec moins de journalistes car une partie des tâches est automatisée.
Pourquoi l’IA pousse à la réduction des effectifs ?
Plusieurs mécanismes sont en jeu:
- Standardisation du travail : l’IA produit des contenus rapides et peu coûteux, ce qui met en concurrence les journalistes sur les tâches basiques.
- Pression économique : les médias fragilisés utilisent l’IA pour réduire les coûts.
- Polarisation du métier : une étude menée auprès de 400 journalistes montre que l’I.A crée une fracture entre journalistes stables et pigistes, ces derniers étant plus exposés à la concurrence de l’automatisation
Les rédactions reconnaissent elles‑mêmes le risque
Les médias publics français (France TV, Radio France, INA, etc…) soulignent que l’I.A transforme toute la chaîne de production de l’information [collecte, mise en forme, vérification, diffusion] et que cela modifie profondément les besoins en main‑d’œuvre. Autrement dit : moins de journalistes pour plus de tâches automatisées.
Les enquêtes internationales le montrent:
- Plus d’un journaliste sur deux utilise déjà l’I.A dans son travail quotidien
- 30 % des journalistes citent l’I.A comme un défi majeur pour leur métier en 2025, un bond significatif par rapport à l’année précédente
- Beaucoup craignent une perte de contrôle éditorial et une dévalorisation des compétences humaines
La diminution du nombre de journalistes ne signifie pas la disparition du métier, mais une redéfinition: moins de postes généralistes ou de production rapide; plus de valeur accordée à l’enquête, au terrain, à l’analyse; ne montée en puissance des profils hybrides : journalistes + compétences data + I.A.
En clair : l’I.A remplace les tâches, pas les journalistes… mais elle réduit le nombre de postes nécessaires à l’édition d’un journal.
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